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Le 30 juin 1963, une tornade s'abattit sur Palmarolle et les villages environnants. Ce fut un événement tragique non seulement pour la ferme de la famille Mercier, mais pour toute l'Abitibi-Ouest. Pour avoir un aperçu du drame qui s'est déroulé ce jour-là, prenez quelques instants pour lire ce court texte tiré du livre commémoratif du 50e anniversaire de Palmarolle en 1976.
« Un cyclone d'une violence jusqu'alors inconnue chez-nous se dirigeant nord-ouest vers sud-est sur une largeur de vingt milles (32km), a ravagé l'Abitibi-Ouest dimanche soir le 30 juin 1963, causant une perte de vie et des dommages évalués à 1,000,000$ (de 1963).
Il était environ sept heures du soir lorsque la violence des vents et la trombe d'eau, s'étant soudainement déversée sur nous, surprirent tout le monde. Les paroisses les plus touchées sont sans contredit celles de Palmarolle, Ste-Germaine, Dupuy, Ste-Hélène et St-Lambert. Elles comptent parmi les plus belles paroisses agricoles de notre comté. C'est une catastrophe pour l'ouest abitibien. Deux cents granges ont été littéralement soufflées comme des châteaux de cartes; sur ce nombre, nous en comptons plus de soixante-cinq à Palmarolle.
Les récoltes sont avariées et beaucoup de machines aratoires sont mises hors d'usage. Des débris de toutes sortes jonchent la campagne à perte de vue. Des morceaux de grange sont retrouvés jusqu'à mille deux cents pieds plus loin. À certains endroits, des maisons d'habitation ont été heurtées par des pans de granges.
Du côté des rangs VI et VII de Palmarolle, c'est la désolation. Rares sont ceux qui ont été épargnés. Les dommages sont si considérables, qu'il en coûtera pour notre paroisse seulement, plus de 250,000$ pour rebâtir ce qui a été détruit.
À Ste-Germaine, un enfant de M. Mme Georges Audet perdait la vie, écrasé par un pan de grange au moment où il quittait la bâtisse en compagnie de sa mère, elle-même grièvement blessée.
Un comité de secours a été formé dès les premiers jours suivant le cataclysme. Nos braves cultivateurs se sont mis à l'oeuvre pour déblayer les nombreux débris accumulés; puis les souscriptions arrivèrent de toutes parts.
Une assemblée publique est convoquée à La Sarre à laquelle assiste le Ministre de la colonisation, l'honorable Alcide Courcy qui explique aux nombreux cultivateurs présents ce que son Ministère peut faire dans de telles circonstances pour les aider à se rebâtir.
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Reconstruction de la grange en 1963
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Sauf quelques rares exceptions, nos cultivateurs ont tous reconstruit leurs bâtiments grâce aux nombreuses souscriptions et à l'aide généreuse du gouvernement.
Les cultivateurs n'ayant pas subi de dommage ont aidé leurs confrères sinistrés en leur donnant de nombreuses " corvées ", gestes grandement appréciés. Dame Nature, voulant se faire pardonner son excès d'humeur, fit don d'un merveilleux automne cette année-là. C'est donc sitôt les travaux de reconstruction terminés, que nos valeureux fermiers commencèrent à couper et à rentrer le foin et les grains. Ils terminèrent la besogne presque à bout de force, mais ils étaient gagnants. »
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